Exemples d’égalité en Islam

  • Date de publication:27/12/2017
  • Catégories:Ethique
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Premier exemple :

Abû Dhar, qu'Allah soit satisfait de lui, eut une altercation avec Bilâl, l’esclave d’Abyssinie affranchi par Abû Bakr, qu'Allah soit satisfait d’eux. La dispute se prolongea et Abû Dhar, qu'Allah soit satisfait de lui, insulta Bilâl, qu'Allah soit satisfait de lui, en le traitant de « fils de négresse ». Bilal se plaignit au Prophète, , qui s’adressa à Abû Dhar en lui disant : « L’as-tu appelé par un nom insultant pour sa mère ? Il subsiste encore en toi un reste de la Djahiliyya (le temps de l'ignorance préislamique) ô Abû Dhar. »
N’ayant pas compris le sens exact de ‘Djahiliyya’, Abû Dhar crut qu’il s’agissait d’un comportement sexuel immoral, et demanda avec surprise : -« A cet âge avancé ô Prophète d’Allah ? » et le Prophète () de répondre : ‘Oui, il est ton frère.’
Honteux et repentant de son comportement, Abû Dhar, qu'Allah soit satisfait de lui, dans un geste d’humilité et de repentir extrêmes, demanda à Bilâl, qu'Allah soit satisfait de lui, de lui piétiner le visage avec le pied.

Deuxième exemple:

Quand une femme de la tribu de Banî Makhzûm, nommée Fatima, fut un jour appréhendée pour vol, on la fit comparaitre devant le Prophète () pour être jugée selon la Charia islamique. Les hommes de la tribu Qoraychite, essayèrent d’intercéder en sa faveur et après avoir délibéré, ils envoyèrent Usâma Ibn Zayd, qu'Allah soit satisfait de lui, dans l’espoir de le voir intercéder auprès du Prophète () étant donné que le Prophète () l’aimait beaucoup. Lorsque Oussama évoqua l’affaire au Prophète () il devint furieux et il lui dit : « Es-tu en train d’intercéder dans une affaire qui concerne les limites établies par Allah ? » Par la suite, il réunit les gens et leur dit : « Les peuples qui vous ont précédés, et qui ont été anéantis, privilégiaient les nobles aux dépens des gens ordinaires, quand il s’agissait de rendre justice, dans des crimes tel que le vol, les nobles étaient acquittés alors que les plus faibles de la société étaient promptement punis. Je jure par Allah que si Fâtima bint Mohammed (parlant de sa fille) avait commis ce vol, je lui aurais également coupé la main ! »

Troisième exemple :

Qays ibn Mutatiya, un hypocrite, se rendit à une assemblée où se trouvaient Salmân al-Fârisî (le Perse), Suhayb al-Rûmî (le Byzantin) et Bilâl al-Habachî (l’Ethiopien), qu'Allah soit satisfait d’eux. Il fit remarquer avec sarcasme : " Les Aws et les Khazrajs ont rendu des services à cet homme [Le Prophète ()]. Mais je n’arrive pas à comprendre ce que ceux-là ont fait (pour mériter cet honneur)? " Mu’adh ibn Djabal, qui était présent, le saisit par la nuque et l’emmena au Prophète () et lui rapporta les propos de l’hypocrite. Le Prophète se mit en colère, et se rendit à la mosquée, rassembla les gens et leur dit : « Ô gens, rappelez-vous que votre Seigneur est Unique. Votre ancêtre est unique. Votre religion est unique. »

Quatrième exemple :


Lors d’un voyage qu’il effectua à Médine avant d’embrasser l’Islam, ‘Adiyy ibn Hatim, qu'Allah soit satisfait de lui, trouva les Compagnons assis autour du Prophète (). En les observant, il fut pris d’effroi et de respect, à la vue de la manière révérencieuse avec laquelle ils traitaient le Prophète (). Pendant qu’ils étaient assis, une femme de modeste condition s’approcha et demanda à parler au Prophète () en privé. Il () se leva et l’emmena non loin des compagnons, pour l’écouter, et ensuite il retourna auprès de ses compagnons. ‘Adiyy fut très touché par tant de bienveillance et finit par embrasser l’Islam.

Cinquième exemple :

Quand le Prophète () conquit La Mecque, ceux qui l’avaient chassé et combattu, furent amenés devant lui en vaincus. Mais même à ce moment-là il les invita à la même chose : à embrasser l’Islam. Debout à la porte de la Ka’ba, il leur dit :
« Ô vous les Qoraichites, aujourd’hui, Allah a mis fin à votre vanité de la Djahiliyya (le temps de l'ignorance préislamique), et celle de vos ancêtres. Rappelez-vous que tous les hommes sont issus d'Adam et qu’Adam a été créé à partir de terre. »
Et à cette occasion, il récita le verset (sens du verset) :
« Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. […] » (Coran 49/13)

Sixième exemple :

‘Omar, qu'Allah soit satisfait de lui, était un éminent calife. Il était compatissant envers les faibles et ferme dans ses positions quand il s’agissait de la vérité. Il lui arrivait souvent de ne pas manger pour nourrir les autres, et de se priver pour donner aux autres. Il allait de porte en porte, pour s’enquérir des conditions de vie de tout un chacun….

Septième exemple :

Quand une caravane arriva à Médine, ‘Umar et ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Awf, qu'Allah soit satisfait d’eux, montèrent la garde de la caravane. Cette nuit-là, ‘Umar, qu'Allah soit satisfait de lui, entendit un bébé pleurer. ‘Il s’approcha de la mère et lui dit : « Crains Allah et prends soin de ton enfant.»
Puis il reprit son poste, mais il entendit à nouveau les pleurs du bébé ; il alla trouver la mère et lui fit la même remarque. Plus tard, durant la dernière partie de la nuit, les pleurs du bébé reprirent de plus belle, ‘Umar, qu'Allah soit satisfait de lui, se dirigea alors vers la mère et l’admonesta : « Malheur à toi, tu ne sembles pas être une bonne mère, comment ton enfant ne peut-il pas dormir paisiblement pendant la nuit ? »
La femme, se sachant pas qu’elle s’adressait au calife, lui répondit : « Qu’ Allah te bénisse, tu m’as harcelée cette nuit. J’ai envie de sevrer mon fils malgré lui (avant l’âge), mais il ne veut pas. »
‘Umar, qu'Allah soit satisfait de lui, lui demanda : « Pourquoi le sevrer malgré lui ? »
Elle répondit : « car le commandant des croyants ne verse une pension qu’aux enfants sevrés. »
‘Umar, qu'Allah soit satisfait de lui, lui demanda : -« Quel âge à ton enfant ? »
Elle répondit qu’il n’avait que quelques mois. ‘Umar lui demanda alors ne pas précipiter le sevrage de son bébé.
Puis il présida la prière de Subh, et on ne put ni entendre ni comprendre sa récitation du Coran, tellement il pleurait. A la fin de la prière, il dit : « Malheur à ‘Umar, il a tué les enfants des croyants. » Après cela, il décréta que les femmes ne devaient pas sevrer leurs enfants uniquement pour toucher la pension, et que tout enfant, au sein ou sevré, en recevrait une. Et il demanda au crieur public, de le proclamer dans toutes les rues de Médine.

Huitième exemple :

Parmi les anecdotes uniques dans l’Histoire de l’humanité, en matière de compassion et d’égalité, figure ce que fit ‘Umar alors qu’il passait quelque part une nuit. Il avait l’habitude de circuler dans les rues la nuit pour observer de ses propres yeux, les conditions de vie de la population. Une nuit, il entendit quelqu’un pleurer dans une tente proche de lui ; un homme se tenait à l’entrée. ‘Umar, qu'Allah soit satisfait de lui, le salua et Il lui demanda alors qui il était. Il lui répondit qu’il était un bédouin venu à Médine pour demander l’aide de l’Emir des croyants. ‘Umar lui demanda alors la raison des pleurs et des gémissements provenant de la tente. L’homme essaya d’esquiver la question et lui demanda de poursuivre son chemin, puisque cela ne le concernait pas.
Devant l’insistance de ‘Umar, qu'Allah soit satisfait de lui, le bédouin finit par lui dire que sa femme était en train d’accoucher et qu’il n’avait personne pour l’aider. ‘Umar, qu'Allah soit satisfait de lui, revint chez lui et demanda à sa femme, Umm Kulthûm bint ‘Ali, si elle était intéressée par une récompense divine dont il était peut-être l’annonciateur. Il lui demanda de prendre ce dont le nouveau-né et sa mère auraient besoin, ainsi qu’un peu de nourriture.

Il porta tout cela, suivi par Umm Kulthûm. Arrivés à la tente du bédouin, ‘Umar, qu'Allah soit satisfait de lui, fit entrer sa femme dans la tente. Quant à lui, il s’assit avec le mari et, après avoir allumé un feu, il commença à préparer à manger avec les provisions qu’il avait apportées. Le bédouin ne savait toujours pas qu’il était assis à côté d’un des grands hommes de ce monde.

Quand l’enfant vint au monde, Umm Kulthûm appela ‘Umar, qu'Allah soit satisfait de lui, de l’intérieur de la tente, en l’appelant par son titre de Commandant des croyants, et en lui demandant de féliciter son ami de la naissance de son enfant. En entendant cela, le bédouin se rendit compte que, pendant tout ce temps, il avait été assis aux côtés du chef de la communauté musulmane, et qu’il avait été impoli envers lui. Il ressentit un mélange de crainte et d’admiration et commença à reculer. Alors ‘Umar le rassura et lui demanda de rester assis. Il demanda alors à Umm Kulthûm de servir à la mère de la nourriture qu’il avait préparée, et en offrit au mari, lui disant : « Sers-toi, tu es resté debout toute la nuit et tu étais incommodé. »
Nous devons également mentionner que ‘Umar, qu'Allah soit satisfait de lui, n’est pas le seul exemple, dans la civilisation islamique, de personne affectueuse et au comportement excellent. Les vies de Abû Bakr, ‘Uthmân et ‘Ali, qu'Allah soit satisfait d’eux, regorgent d’exemples d’humanité parfaite, débordants de de miséricorde et d’affection.

Ainsi furent également les vies de ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz, Salah al-Dîn al-‘Ayyûbî, et tant d’autres personnages, savants ou chefs d’état, qui constituent des exemples éternels. Ils sont tous des preuves de la majesté de cette civilisation dans tous ses aspects.

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