Le système musulman est fondé sur la justice III

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Nous concluons donc par ce dernier article notre série traitant de l’idée que le système musulman est fondé sur la justice :

5- Le génie du système social dans l’Etat musulman :

D' après Abû Hurayra (Radiya Allahou Anhou), le Prophète () a dit : « Ne vous enviez pas, ne vous haïssez pas, n'agissez pas avec perversité les uns à l'égard des autres, ne concluez pas d'achats au détriment les uns des autres. Soyez, ô serviteurs d'Allah, tous frères ! Le musulman est frère du musulman. Il ne l'opprime pas, ni ne l'abandonne, et il ne lui ment pas, ni ne le méprise. La crainte d'Allah est ici », et il dit ceci en montrant trois fois son cœur, avant d'ajouter : «La pire iniquité est de mépriser son frère musulman. Tout ce qui appartient au musulman est sacré pour le musulman : Son sang, ses biens et son honneur. » Rapporté par Mouslim
Le Prophète () a dit aussi : « Tous les humains sont égaux comme les dents d'un même peigne ; seules les différencient la piété et la bonne action », et il a dit : «Les gens sont égaux comme les dents d’un peigne. » Et Il a dit : « Ô Hommes ! Votre Seigneur est Un et votre père est un. L’arabe n’a aucun mérite sur le non arabe, ni le blanc sur le noir, ni le noir sur le rouge, sauf par la piété. » (Mouslim). Et à propos de cette dernière parole, on trouve parmi les meilleures histoires illustrant l’égalité entre les hommes instaurée par l’Islam et notamment celle entre les noirs et les blancs le récit suivant : un jour les Compagnons se sont réunis dans une assemblée à laquelle ne participait pas le Prophète (), y assistèrent donc notamment Khâlid ibn al-Walîd, Ibn ‘Awf, Bilâl ou encore Abû Dharr, lequel eut à un moment des propos très durs ; en effet, alors que les participants discutaient d’un point particulier, Abû Dharr fit une proposition : « Je propose que concernant l’armée on fasse comme ceci », à quoi Bilâl répondit que cette proposition était erronée, c’est alors qu’Abû Dharr lui fit réplique cinglante : « Même toi, fils de négresse, tu dis que je me trompe ! » ; cette remarque indigne choqua Bilâl qui se leva en colère en disant qu’il allait rapporter ces propos au Prophète (), ce qu’il fit sans tarder, et c’est ainsi qu’il parvint auprès du Prophète () à qui il demanda : « Ô Messager d’Allah, t’a-t-il était rapporté ce qu’Abû Dharr m’a dit ? », le Prophète () lui répondit : « Qu’est-ce qu’il t’a dit ? », Bilâl lui rapporta donc les propos tenus par Abû Dharr à son égard, propos qui firent changer l’expression du visage du Prophète (). Abû Dharr sut donc par la suite que ce qu’il avait dit avait été rapporté au Prophète (), il décida donc d’aller sans tarder à la mosquée pour s’entretenir avec lui, une fois là-bas le Prophète () lui dit la chose suivante : « Ô Abû Dharr, l’as-tu insulté en évoquant sa mère ? Tu es une personne qui encore porte des séquelles de l’ignorance », c’est alors qu’Abû Dharr se mit à pleurer et se rapprocha du Prophète () auprès duquel il s’assit, puis il lui : « Ô Messager d’Allah, demande à Allah qu’Il me pardonne », puis il sortit de la mosquée en pleurant. Il aperçut Bilâl, se mit sur son chemin, mit sa tête par terre la joue dans la poussière et dit à Bilâl : « Ô Bilâl, je jure par Allah que je ne lèverai pas ma joue de par terre tant que tu n’auras pas posé ton pieds sur mon visage, car c’est toi le noble et moi l’indigne », Bilâl se mit à pleurer, il s’approcha d’Abû Dharr et embrassa sa joue, puis ils se levèrent en se serrant dans les bras tout en pleurant tous deux à chaudes larmes.
Nous savons tous que l’imam juste fait partie de ceux qui se trouveront à l’ombre d’Allah, exalté soit-Il, le Jour du Jugement, jour où il n’y aura aucune ombre si ce n’est celle d’Allah, de même que nous savons que l’Islam nous enjoint d’appliquer la justice, et ce, même contre les intérêts de nos parents ou de nos frères et sœurs. Allah, exalté soit-Il, dit : « Ô vous qui avez cru ! Soyez justes en étant témoins (conformément aux prescriptions) d’Allah, quitte à témoigner contre vous-mêmes, contre vos deux parents ou vos proches parents, […] » (coran 4/135)
Il dit encore : « Que la haine envers un peuple ne vous incite pas à commettre des injustices. » (Coran 5/8)

Nous aurions pu encore parler beaucoup de ce sujet, c’est ainsi qu’en guise de conclusion nous nous proposons de poser cette question : quel est le meilleur système et le plus juste entre le libéralisme mondialisé des Rothschild, le communisme de Karl Marx et l’Islam de Mohammed (), d’Abû Dharr, de Bilâl ou des deux ‘Umar (Ibn al-Khattâb et Ibn ‘Abd al-‘Azîz) ?

‘Alî al-dîn Ghayth, Islamstory.
 

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